Le Cercle des Ornais de Paris

Ce Cercle a pour dessein de constituer sur la place parisienne un véritable réseau d’influence et d’excellence au bénéfice de l’Orne et des Ornais.

Jérôme Tiercelet, coiffeur de stars

La ténacité chevillée au corps et un coup de rasoir bien marqué lui ont ouvert les portes, tant convoitées, du show business. Jérôme Tiercelet, originaire de Flers, coiffe aujourd’hui autant dans les coulisses des défilés hautes coutures qu’aux avant-gardes des plateaux télés.

11h, place de la Bastille, Jérôme Tiercelet, coiffeur du show business se fait attendre. Aurait-il pris le pli de faire patienter ceux qui demandent après lui ? Pas du tout ! Au téléphone, une proposition impromptue d’un shooting à Shangaï l’a retenue plus longtemps que prévu, explique-t-il tout en s’excusant.

 

Ses projets le font beaucoup voyager, surtout en début d’année : Milan, New-York, Barcelone... Bien loin de Flers, où vit sa mère. « J’y ai passé toute ma scolarité entre 9 et 15 ans. Je n’y retourne jamais très longtemps, pas plus de trois jours, mais assez régulièrement. » Paris et ses lumières lui manquent vite. « Je suis quelqu’un d'extravagant et un peu dingue », explique-t-il. Son besoin d’activité et d’animation semble insatiable. Il garde cependant un certain recul avec le milieu dans lequel il évolue. « Je travaille beaucoup avec les stars, telle que la famille de Céline Dion. Mais elles sont devenues, pour moi, des personnes comme les autres qui font un métier particulier. » Il reconnaît ne pas avoir toujours pensé ça. La première fois, il avait 22 ans. C’était au festival de Monaco. Il coiffait les personnalités avant qu’elles ne montent sur scène. « Il y avait l’équipe de Desperate Housewives, des gens que je voyais à la télé. J’étais mort de trouille, mais j’adorais. » Une expérience qui lui permet de trouver sa voie.

Maître du rasoir

Entré dans le métier sur les conseils de son grand-père, la coiffure ne lui apparaît pas, d’emblée, comme une évidence. « J’avais arrêté l’école assez tôt et je faisais tous les castings possibles. J’étais un peu acteur, un peu présentateur télé. La coiffure devait être mon sésame pour intégrer ce monde du rêve. » Il décroche son CAP et se découvre de véritables capacités. Un coup de patte, ou de rasoir plutôt, car l’Ornais s’est fait du tranchant de la lame un associé hors pair. « J’utilise très peu les ciseaux, ça fait des marques », explique-t-il.

Une ténacité à toutes épreuves

Le travail en salon ne l’enthousiasme guère. Il se constitue alors un book, monte un site Internet et tisse un réseau. Peu à peu, il se fraie un chemin parmi le strass et les paillettes. Le démarrage n’est pas facile. « J’y croyais un peu tout seul, mais je tenais bon. Je voulais réussir. On a cru en moi, ça m’a aidé. »

Tout vient à point à qui sait attendre. Sa ténacité est récompensée lorsque la marque Gillette Fusion l’appelle et lui propose de travailler sur une de ses campagnes. Jackpot ! Il a 24 ans et empoche une somme importante. Un peu fatigué, il quitte Paris pour Montréal. « J’y suis parti en vacances et ne suis revenu qu’au bout de trois ans, parce que Paris me manquait. » D’autres ont pris sa place, il faut recommencer à zéro. Il frappe à la porte d’une grande agence parisienne, B-agency, où officie l’un de ses amis. « Je voulais les rencontrer pour avoir leur avis sur mon travail. J’étais en plein doute. Je me demandais si ça valait toujours la peine de continuer. » Ils ont aimé et l’ont gardé. Aujourd’hui, il court les défilés de hautes coutures et les rendez-vous de stars. À 29 ans, il se dit heureux dans son métier. C’était moins une. « Je m’étais toujours dit que si, à 30 ans, je n’étais pas heureux dans la coiffure, j’arrêterais. »

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